L'essentiel de l'INFORMATION Icone rubrique L'essentiel de l'Information

DERNIÈRE MINUTE

imprimer
Partager
Twitter Facebook Google Plus Linkedin email
Actualités

Semaine du chien guide du 18 au 25 septembre 2016

Tout savoir sur la Semaine du Chien-Guide : www.semaine-chienguide.fr

Quelle approche les médecins ont-ils du handicap visuel ? Que pensentils des chiens guides ? Comment conseillent-ils les personnes déficientes visuelles ? La FFAC et l’institut OpinionWay ont réalisé une enquête approfondie auprès de médecins généralistes et de spécialistes. Les résultats en dix points.

1-Les médecins plébiscitent le chien guide. Pour les généralistes, la présence d’un chien guide est le second moyen le plus susceptible d’apporter de l’autonomie (94 %) aux personnes déficientes visuelles. L’animal arrive juste après les dispositifs d’aide à l’écriture et à la lecture (97 %). Les médecins classent aussi le chien guide en 4e position pour sa capacité à augmenter le confort de vie (89 %) de leurs patients. Comme les médecins généralistes, les spécialistes (96 %) pensent tout d’abord aux dispositifs adaptés (98 %). Mais, eux classent les chiens guides, juste après, en seconde place des dispositifs permettant d’accentuer le confort (97 %) des mal (ou non) voyants.

2-Le médecin, un prescripteur. 97 % des médecins généralistes affirment qu’ils pourraient conseiller un chien guide d’aveugle à leurs patients. 16 % l’ont déjà fait et 81 % s’y déclarent prêts s’ils sont confrontés à cette situation. Chez les spécialistes, 92 % pourraient prodiguer ce même conseil et 24 % l’ont déjà fait.

3-Une prescription d’autonomie. Parmi ceux qui ont déjà conseillé de prendre un chien guide, 77 % des généralistes et 84 % des spécialistes l’ont d’abord fait pour le gain d’autonomie qu’il permet ; ainsi que pour rendre les déplacements plus sûrs (68 % et 73 %) et augmenter la confiance en soi (68 et 56 %) de leur patient.

4-Dans la pratique, l’équipement matériel d’abord. Malgré ce plébiscite, le chien guide reste le 5e dispositif effectivement recommandé par les spécialistes, bien après les outils d’aide à la lecture (53 %) ou les équipements adaptés (52 %). De même, il arrive en 6e place des recommandations des généralistes.

5-Portrait type du maître de chien guide. Généralistes ou spécialistes, les médecins pensent qu’un chien guide est particulièrement adapté à leurs patients qui peinent à se déplacer (63 % et 72 %) et aussi à ceux qui se sentent seuls. Ainsi 53 % des généralistes et 46 % des spécialistes se verraient d'abord conseiller un chien à une personne en voie d’exclusion. 2 LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ PLÉBISCITENT LES CHIENS GUIDES Hormis ce critère, ils jugent que l’animal est adapté à tous quel que soit l’âge de la personne (73 %), qu’elle soit domiciliée à la campagne ou à la ville (73 % des spécialistes et 77 % des généralistes).

6-Des médecins en manque d’information. S’ils ont du mal à identifier les profils les plus pertinents, c’est que les professionnels manquent d’informations sur les chiens guides. D’ailleurs, 87 % des médecins généralistes en témoignent. Chez les spécialistes de la vue, 75 % estiment aussi ne pas disposer de suffisamment d’informations et seuls 12 % se sentent tout à fait bien informés sur les démarches à suivre par un demandeur.

7-Qui leur parle des chiens guides ? Les médias et les campagnes de communication (65 % chez les généralistes) sont le vecteur principal d’information. Viennent ensuite, loin derrière, les associations de chiens guides (26 %), le retour de certains patients équipés (23 %) ou d’autres professionnels de santé (21 %). Les spécialistes, s’ils considèrent également les médias comme leur première source (51 %), se disent beaucoup mieux informés par les associations de chiens guides (44 %) et les autres professionnels de santé (35 %).

8-La peur d’empiéter sur le travail associatif. Pour les médecins, les acteurs les plus légitimes pour informer les personnes déficientes visuelles dans leurs démarches sont les associations de chiens guides (61 % pour les généralistes, 68 % pour les spécialistes) ainsi que les professionnels du secteur paramédical (ergothérapeute, instructeur de locomotion, etc... 56 % pour les généralistes et 64 % pour les spécialistes). Plus étonnant : les médecins accordent aux autres associations de personnes déficientes visuelles (respectivement 44 % et 36 %) plus de crédit qu’à eux-mêmes pour informer sur les démarches d’obtention d’un chien. Généralistes (27 %) et spécialistes (21 %) se classent euxmêmes comme les derniers référents légitimes.

9-Quand les médecins sous estiment le poids de leur parole. Finalement, les professionnels de santé, et notamment les généralistes n’estiment pas pouvoir jouer de rôle déterminant dans l’accompagnement d’une remise de chien guide. Certes, 55 % des généralistes et 54 % des spécialistes estiment jouer un rôle de soutien dans l’accompagnement de la personne au cours de la démarche, mais une bien plus faible part d’entre eux estiment pouvoir les suivre tout au long du processus (25 % et 41 % respectivement). L’idée de mener un travail conjoint avec les associations n’existe quasiment pas chez les généralistes (8 %), qui invoquent une nouvelle fois un manque de maîtrise du parcours à suivre (5 % seulement le maîtrisent). Les spécialistes se sentent néanmoins mieux armés pour accompagner les déficients visuels : 27 % travaillent conjointement avec les associations de chiens guides et 21 % disent maîtriser le parcours à suivre.

10-Les personnes déficientes ne demandent pas l’avis du médecin. Dans leurs démarches, les personnes déficientes visuelles n’ont pas pour réflexe premier de demander conseil à des professionnels de santé. Les premiers référents pour les conseiller dans leurs démarches sont leurs proches, non déficients visuels (61 %) ainsi que les associations pour personnes mal (ou non) voyantes (59 %). Les professionnels du secteur paramédical (58 %) apparaissent comme les 3e vecteurs d’informations.

À noter

Pour les personnes déficientes visuelles, le chien guide améliore la fluidité des déplacements (80 %), l’autonomie (78 %), la qualité de vie (77 %), la sécurité (76 %), le confort (76 %), la vie sociale (72 %) et la confiance en soi (71 %). Ainsi le chien guide améliore-t-il très sensiblement le quotidien. Pour les personnes déficientes visuelles, l’adoption d’un chien est perçue comme un dispositif efficace, mais pas prioritaire. Les personnes déficientes visuelles préfèrent d’abord s’équiper de matériel informatique (84 %), d’outils d’aide à la lecture et à l’écriture (78 %), d’équipements adaptés (électroménager vocal, montre braille, etc, 76 %), d’une canne blanche (75 %) ou d’un GPS (67 %). Et cela, bien que pour eux, le chien améliore plus le confort de vie que la connaissance du braille elle-même (66 % et 48 % beaucoup contre 65 % et 40 % beaucoup). Lorsqu’on s’intéresse à l’autonomie, l’apport du chien est légèrement plus significatif, mais équipements informatiques (88 %), canne blanche (82 %), outils de lecture et écriture (81 %) et équipements adaptés (79 %) occupent une nouvelle fois le haut du palmarès.