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Vétérinaire

Journée mondiale de la rage : la profession vétérinaire se mobilise

A l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, le 28 septembre, la profession vétérinaire française se mobilise contre l’une des zoonoses les plus meurtrières au monde.

 

Une personne décède de la rage toutes les dix minutes dans le monde. C’est le triste bilan encore constaté aujourd’hui. Chaque année, la rage tue près de 70 000 personnes, majoritairement des enfants dans les pays en développement. Pourtant, elle peut être éliminée. Plus de 95 % des cas humains de rage sont dus à des morsures de chiens infectés, et contrairement à de nombreuses autres maladies, nous disposons de tous les outils nécessaires pour l’éradiquer.

 

Depuis 2001, 11 cas de rage ont été importés en France, alors que la maladie est absente du territoire national, ce qui n'est pas le cas de très nombreux autres pays. Ces cas étaient tous liés à des animaux contaminés à l’étranger.

 

Pourtant, des moyens existent pour prévenir l’introduction de la maladie en France.

 

Lors d’un séjour à l’étranger, il est fortement recommandé de ne pas toucher d’animal errant et de ne pas ramener d’animal d’un pays à risque. Un animal ramené illégalement peut être infecté et peut contaminer.  

 

Pour voyager avec un animal de compagnie, des démarches préalables sont nécessaires :  

  • il convient de prendre contact avec le vétérinaire 4 mois avant le départ,
  • l’animal doit être identifié et muni d’un passeport,
  • les vaccins doivent être à jour : la vaccination contre la rage doit dater de moins d’un an et de plus de 21 jours,
  • une prise de sang est nécessaire pour les pays à risquemais aussi obligatoire pour toute entrée ou retour en France depuis un pays situé hors de l’Union européenne.

 

Au retour en France, il faut impérativement présenter son animal de compagnie aux autorités douanières. Le non‐respect des obligations réglementaires est passible de sanctions pénales (article L237‐3 du Code rural et de la pêche maritime).  

 

Les vétérinaires sont en première ligne pour détecter des cas de rage et accompagner les propriétaires d’animaux en matière de prévention. Lorsque celle‐ci fait défaut, les conséquences sanitaires peuvent être très graves.